Ici, on parle de l’actualité LGBTI+ militante !

Rencontres, communiqué de presse ou encore campagnes : vous trouverez toute l’information du terrain ;)

Depuis 2005, la journée internationale de lutte contre l’homophobie et la transphobie (IDAHOT) se déroule tous les 17 mai, en référence au retrait de l’homosexualité de la liste des maladies mentales le 17 mai 1990. Les associations membres de la Fédération LGBTI+ s’engagent cette année encore pour la lutte contre les LGBTIphobies. Face aux réactionnaires et au gouvernement, la Fédération LGBTI+ défend un accès non-discriminatoire à la PMA et un droit d’asile réellement protecteur des minorités sexuelles.

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Les 10 et 11 février 2018, le Centre LGBTI de Lyon accueillait les 37es rencontres de la Fédération LGBTI+.

La Fédération LGBTI+ a organisé son Assemblée générale annuelle au Centre LGBTI de Lyon (sorti de terre il y a deux ans, et déjà impressionnant de réussite). À cette occasion, des délégations venues de tout le pays (Rennes, Marseille, Bordeaux, Nantes, Nancy, Saintes – La Rochelle, Laval…) se sont déplacées sur les terres de Gérard Collomb, ex-maire de la ville et actuel ministre de l’Intérieur. Pendant deux jours, ces délégations ont témoigné de la vivacité de notre Fédération, et de sa volonté de créer les conditions d’un mouvement LGBTI français unifié et combatif, à l’image des mouvements américains et britanniques.

Au cœur des débats : notre propre organisation bien sûr, mais également les thématiques portées par le secteur associatif LGBTI+. 

Les rapports présentés par le bureau ont été adoptés à l’unanimité. Le travail patient de structuration est suivi de près par nos associations membres. Les statuts de l’association ont été amendés pour aller à la fois vers plus de démocratie et d’efficacité et, surtout, une nouvelle dénomination (Fédération LGBTI+) a été adoptée à l’unanimité, actant l’intégration des revendications intersexes dans son objet. Les débats restent également ouverts sur les autres thématiques portées par la jeunesse queer de notre mouvement.

Cette année sera celle du combat pour l’égalité face à la Procréation Médicalement Assistée. Le gouvernement s’est engagé à intégrer ces débats dans le cadre des « États Généraux de la Bioéthique », sous la houlette du Comité Consultatif National d’Éthique. Ce choix est hautement discutable : certes, la PMA a pu soulever, lorsqu’elle en était à ses balbutiements, des questions d’éthique, une société ayant toujours besoin de débats collectifs afin d’évoluer. Mais ces débats-là sont derrière nous, la PMA étant acquise pour les couples hétérosexuels mariés depuis 2004. Aujourd’hui, c’est uniquement le principe d’égalité de traitement au sein des services de santé procréative qui est violé par la France. Un nouveau recours en justice a d’ailleurs été déposé en ce sens par Marie et Ewenn (voir le communiqué d’ADHEOS). 

Contre cette égalité des droits, les organisations homophobes bénéficient d’un soutien massif des Églises et de  l’État. C’est le cas, par exemple, de la « Fondation Jérôme Lejeune », fondation catholique anti-IVG qui bénéficie du statut de fondation d’utilité publique depuis 1996 (sous le gouvernement d’Alain Juppé), qu’elle met à profit pour combattre le droit à l’IVG et l’ouverture de la PMA aux célibataires et aux couples de même sexe. 

Dérogeant au principe de laïcité, le CCNE accueille par ailleurs en son  « comité plénier » des représentants des cultes qui – cela va hélas de soi – donnent raison aux intégristes pour freiner l’application du principe républicain d’égalité. Face à ce constat, les associations LGBTI s’organisent d’ores et déjà pour obtenir l’application du principe d’égalité des usagères et usagers du service public de la santé procréative.

Autre préoccupation d’importance: ce bateau-ivre du droit d’asile français, présenté par l’État comme un fondement de l’identité nationale, mais qui se traduit dans la pratique par une véritable loterie du droit d’asile. Rappelons qu’il y a au moins autant de personnes LGBTI parmi les demandeur·se·s d’asile que dans la population française (environ 10 %). Nombreux sont celles et ceux qui, ayant échappé à la mort dans leur pays d’origine, frappent à nos portes pour demander secours. Ces personnes trouvent en face d’elles de simples bénévoles qui font souvent un travail qui devrait être accompli ailleurs par des professionnel·le·s. Le projet de loi déposé mercredi 21 février dernier est totalement en décalage avec la réalité vécue au quotidien, celle d’un abattage administratif des demandes et d’erreurs graves qui mettent en péril le système.

Dans ce contexte hostile, les défis posés à nos associations sont nombreux. Nous devons souvent travailler contre l’indifférence coupable des pouvoirs publics. Il aura fallu batailler pour que les membres du gouvernement s’expriment sur les nombreux actes homophobes récemment rendus publics.

Les délégué·e·s ont également exprimé leur solidarité à NOSIG (Centre LGBTI de Nantes) dont la subvention a été annulée par une décision du Tribunal administratif de Nantes. (voir communiqué)

Alors que les adversaires de l’égalité bénéficient du soutien de l’État, la militance LGBTI doit s’organiser et se réarmer nationalement pour promouvoir le principe d’égalité et combattre l’intégrisme. Nous avons aussi tiré des conclusions de l’échec des États Généraux LGBTI organisés en 2014, aux débats passionnants mais sans débouché concret, en nous recentrant sur des objectifs nationaux en toute autonomie. 

L’équipe de direction s’est étoffée de deux nouveaux visages, jeune et femme, issus de la diversité LGBTI+ (voir infra) et met désormais en place des réseaux de compétence destinés à coordonner les ressources humaines du mouvement dans toute la France. Après un bon bilan, sur quatre années bien remplies, Stéphanie Nicot – qui a été la première femme et la première personne transgenre à présider notre Fédération – a souhaité passer la main de la présidence, tout en restant membre de l’équipe de direction. Cette fois, c’est la jeunesse qui a été portée à la présidence. C’est un signe de plus qu’à la Fédération LGBTI+, en interne comme dans toute la société, ce qui prime, c’est le collectif et l’intérêt général. 

DIRECTION DE LA FÉDÉRATION LGBTI+

  • Antonin Le Mée (CGLBT Rennes – Centre LGBTI), Président
  • Stéphanie Nicot (Association Nationale Transgenre), Vice-présidente
  • Jérémy Baudoin (Equinoxe · Centre LGBTI+ de Nancy), Secrétaire
  • Jean-Christophe Testu (Le Girofard, Bordeaux), Trésorier
  • Kévin Galet (Equinoxe · Centre LGBTI+ de Nancy), Porte-parole
  • Thomas Cepitelli (Polychromes, Nice), Administrateur
  • Sarah Saby (Collectif IDEM, Marseille), Administratrice
  • Yann Goudard (CGLBT Rennes – Centre LGBTI), Administrateur

À l’occasion de la journée internationale pour les droits des femmes, la Fédération LGBTI+ rappelle qu’elle promeut l’égalité entre femmes et hommes, ainsi que l’alliance du mouvement LGBTI avec la majorité inclusive des courants féministes.

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Partout en France, les associations membres de la Fédération LGBTI+ accompagnent des réfugié⋅e⋅s LGBTI qui demandent asile à la France. Ces personnes fuient les persécutions dans leur pays en raison de leur orientation sexuelle, leur identité de genre ou leur expression de genre. Victimes de persécutions dans leur pays d’origine (ostracisation, brimades, viols, meurtre de leur conjoint·e), elles fuient la mort qui les guettait à chaque instant.

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Réunis à Lyon le 10 et 11 février lors de leurs rencontres nationales, les centres et associations LGBTI+ de France s’indignent de la décision du Tribunal administratif de Nantes annulant la subvention de NOSIG – Centre LGBTI+ de Nantes.

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Ce vendredi 1er décembre se tient la Journée Mondiale de Lutte contre le Sida (JMLS), qui depuis 1988 permet notamment aux acteurs associatifs de sensibiliser grand public et décideurs aux enjeux de la lutte pour la fin de l’épidémie.

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Le Comité Consultatif National d’Éthique (CCNE) vient de rendre son avis sur la Procréation Médicalement Assistée (PMA) et de la gestation Pour Autrui (GPA). Il est favorable à l’ouverture de la PMA aux femmes en couple avec une autre femme et aux femmes célibataires. Il est en revanche opposé à la légalisation de la GPA.

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La Journée mondiale de lutte contre les LGBTphobies a lieu chaque année le 17 mai. Il s’agit d’une journée de sensibilisation,  afin d’attirer l’attention du public, les élu·e·s, les médias ainsi que les leaders d’opinion sur les situations alarmantes rencontrées par les lesbiennes, gays, bies, trans et tous ceux qui ne se conforment pas à la majorité des normes sexuelles ou de genre.

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Le dimanche 7 mai 2017, à l’occasion du second tour de l’élection présidentielle française, les électeurs et électrices ont deux bulletins de vote à leur disposition : Marine Le Pen et Emmanuel Macron.

Une extrême-droite française historiquement homophobe…

Mobilisée depuis toujours, et sans ambiguïtés, contre toutes les formes de discrimination et de hiérarchisation des individus, la Fédération LGBT ne peut pas être neutre : elle appelle donc à faire battre Marine Le Pen et le Front National à l’occasion de ce scrutin sous haute tension. La récente promotion de Steeve Briois, maire d’Hénin-Beaumont et homosexuel, à la présidence temporaire du parti (pour remplacer Jean-François Jalkh, accusé de négationnisme), n’est qu’un énième leurre un brin racoleur : le Front National s’est toujours mobilisé contre les revendications LGBT, en promouvant un modèle familial discriminant et réactionnaire, rejetant toute notion d’égalité des droits, et s’opposant à toutes les mesures en faveur de l’égalité femmes-hommes. Citons, entre autres mesures homophobes prônées par Marine Le Pen, l’engagement de la candidate frontiste à abroger la loi ouvrant le mariage aux couples de même sexe ! Sa nièce vient même de se porter garante de cette abrogation… Quant au Parlement européen, les députés FN ont voté contre la dernière résolution sur l’égalité entre les femmes et les hommes, notamment parce qu’elle contient des « références au droit à l’avortement, aux droits des personnes LGBT, ou à l’éducation contre les stéréotypes de genre » !

Jean-Marie Le Pen vient aussi, à sa façon, de faire une sévère piqûre de rappel quant à l’ADN politique du parti, fondé en 1972 par, entre autres,, d’anciens SS, et dont il a pris la présidence cette même année. Il a en effet qualifié l’hommage au policier assassiné sur les Champs-Élysées, ainsi que le discours de son compagnon, « d’institutionnalisation du mariage pour tous », ajoutant que « ces particularités familiales [sic] doivent être tenues à l’écart de ce genre de cérémonies ». Pour le leader historique du FN, un policier homosexuel tué par Daesh vaut visiblement moins qu’un policier hétérosexuel !

Au surplus, nos associations membres nous font déjà remonter les premiers témoignages de personnes LGBT insultées et menacées dans la rue, à la suite du premier tour, par des individus se réclamant de l’extrême-droite.

On ne s’étonnera donc pas que Marine Le Pen n’ait ni accusé réception, ni répondu au questionnaire adressé par notre Fédération aux onze candidats du premier tour.

Emmanuel Macron n’est pas un partisan de l’égalité des droits…

Hélas, du côté d’Emmanuel Macron, nous n’avons pas non plus eu d’accusé de réception, ni de réponse. Le candidat a, il est vrai, préféré rencontrer des prêtres anti-LGBT de Versailles, puis affirmé que les manifestants de La Manif Pour Tous avaient été « humiliés » [sic !]. La Manif Pour Tous (LMPT) ne l’a pas vraiment récompensé de ces concessions à l’homophobie, appelant à « faire barrage au candidat d’En Marche ».

M. Macron s’est certes engagé, dans une lettre ouverte généraliste sur les questions LGBT, à ne pas toucher à la loi autorisant le mariage à tous les couples, et il s’est récemment dit « favorable » à la PMA pour toutes les femmes, mais en ne prenant à ce sujet aucun engagement concret, s’en remettant – comme l’avait fait François Hollande – à l’avis du Comité Consultatif National d’Éthique (CCNE). Il est en revanche clairement opposé au changement d’état civil libre et gratuit, il ne dit mot de l’égalité entre parents hétérosexuels et homosexuels, et plus généralement, il ne s’engage pas à appliquer une totale égalité des droits entre hétérosexuels et LGBT.  

Le choix, pour les personnes LGBT, n’est donc pas enthousiasmant, puisque ce second tour oppose une homophobe virulente à un candidat flou et non acquis à l’égalité… Nous avons également des inquiétudes sur la politique socio-économique de M. Macron qui, en creusant les inégalités, exposerait d’autant plus les populations LGBT les plus vulnérables, déjà fragilisées par les discriminations, en particulier les personnes transgenres. Il n’en reste pas moins que les électeurs d’extrême-droite vociférant « Macron, Macron, on t’encule » au meeting frontiste de Nice ne sont pas faits pour nous rassurer… On aimerait d’ailleurs connaître l’opinion de Florian Philippot, Steeve Briois et autres Sébastien Chenu sur ce « slogan » de campagne fleurant bon la haine homophobe. 

Faire battre Marine Le Pen !

En France, il n’y pas de « vote LGBT », même si le degré d’homophobie des candidats est évidemment un élément qui pèse sur nos décisions. Chacun·e d’entre nous fera donc son choix en pesant l’ensemble des éléments, en conscience, et sans se laisser intimider par ceux qui exigeraient – à coups d’insultes ou de menaces – que les associations LGBT renoncent à tout esprit critique (le fascisme commence ainsi…). Mais pour la Fédération LGBT, au vu des positions, des comportements et des votes fondamentalement homophobes du FN, le bulletin Le Pen n’est pas une option possible !

La Fédération LGBT ne donnera pas de consigne de vote nominale, parce que telle n’est pas notre vocation, et que, lors de nos rencontres nationales de février 2017, nos adhérents en ont décidé ainsi. Que ceux qui ne seront pas satisfaits de notre position se rassurent : si Marine Le Pen est élue, nous serons parmi ses premières cibles ! Les gens les plus menacés par l’extrême-droite, nous en faisons partie ! En avoir pleinement conscience n’implique malgré tout aucun renoncement à nos valeurs, et à notre exigence première face à tous les candidats : une France qui respecte sa devise (Liberté – Égalité – Fraternité), une France qui rejette le racisme, l’antisémitisme et l’homophobie !

Le dernier dimanche d’avril, la France rend hommage aux personnes victimes de la déportation pendant la Seconde Guerre mondiale lors de cérémonies organisées dans la plupart des villes.

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