Actualités fédérales · Communiqués de la Fédération LGBTI+

Jeudi 30 juin, François Hollande a reçu à l’Élysée – à l’occasion d’une savante mise en scène pré- électorale dont le Président de la République a le secret – trois associations LGBT. Parmi elles l’Inter-LGBT, qui organise le 2 juillet la marche parisienne “sur les quais” et qui ne fait pas vraiment mystère de sa proximité avec le gouvernement et le Parti socialiste, s’est clairement prononcée contre le mot d’ordre de changement d’état civil libre et gratuit pour les personnes transgenres ; elle donne ainsi l’assurance à M. Hollande, et aux députés PS auteurs d’un texte qui bafoue totalement les droits des personnes transgenres, qu’elle les aidera à le faire passer en force face à des associations transgenres massivement opposées à cette indignité !

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50 morts, 53 blessés. Tel serait le terrible bilan, encore provisoire, de l’attaque homophobe contre une discothèque gay d’Orlando (Floride).

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11 organisations gays ou LGBT ne pourront pas participer le mois prochain à une réunion des Nations Unies portant sur les questions du VIH et du sida. C’est l’Organisation de la Coopération Islamique, qui regroupe 51 pays musulmans, qui a demandé leur exclusion. L’OCI n’a pas mentionné de raison particulière pour justifier cette demande.

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Au milieu d’un quasi océan de reculs sociaux et de mauvaises nouvelles que le gouvernement français nous assène quotidiennement, il semble que seule la Ministre de la Santé soit encore capable de produire des avancées positives !

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L’Inter-LGBT vient de dévoiler le mot d’ordre de la prochaine Marche des Fiertés de Paris qui aura lieu le samedi 2 juillet. Cette marche est la plus importante en France en termes de fréquentation et elle obtient donc, de fait, une visibilité nationale. C’est un moment incontournable pour porter les revendications LGBTI, d’autant plus que cette marche 2016 sera la dernière avant les élections présidentielles.

Lors des États Généraux du militantisme LGBTI à Avignon en novembre dernier, les associations présentes et la Fédération LGBT avaient exprimé le souhait fort qu’une coordination nationale se mette en place afin de décider d’un mot d’ordre national commun. La Fédération LGBT regrette que cette démarche n’ait pas été menée à bien, l’Inter-LGBT ayant au final décidé seule du mot d’ordre de la Marche de Paris : « Les droits des personnes trans sont une urgence : stérilisations forcées, agressions, précarité : STOP ».

Alors que, face aux mouvements conservateurs, le Gouvernement s’oppose aux droits humains des personnes LGBTI, nous ne pouvons nous satisfaire de formules floues, trop complaisantes avec le parti politique au pouvoir. Comme l’Inter-LGBT dans son communiqué, la Fédération LGBT considère urgent que la PMA soit ouverte à toute personne apte à porter un enfant. Concernant les personnes transgenres, nous saluons l’accent mis sur elles par le mot d’ordre mais nous regrettons en revanche que ne soit pas portée la revendication défendue par la quasi-totalité des associations LGBT : le changement de la mention de sexe et du prénom à l’état civil doit se faire en mairie, librement et gratuitement.

Dans les villes où est présente la Fédération LGBT (Angers, Angoulême, Bordeaux, Dijon, Marseille, Nancy, Nantes, Nice, Orléans, Rennes…), les Marches des Fiertés porteront ces deux revendications avec clarté et combativité, et pointeront la responsabilité du gouvernement dans l’immobilisme actuel. Il n’est pas envisageable que la Marche des Fiertés de Paris y fasse exception. La Fédération LGBT va donc contacter l’Inter-LGBT afin d’organiser sa participation et ainsi d’y porter haut et fort la voix des centres et associations LGBT de France.

L’égalité des droits ne se mendie pas, elle se conquiert.

Un jugement du Conseil de Prud’hommes de Paris vient d’être rendu public. Il sidère et indigne, bien au-delà des personnes concernées et de leurs associations.

Rappelons les faits. Un salarié d’un salon de coiffure est congédié pendant sa période d’essai. Estimant que son licenciement est motivé par l’homophobie de son employeuse, la victime saisit le Défenseur des Droits, qui lui apporte son soutien. En effet, la veille de la rupture de son contrat, il avait reçu par erreur un SMS sans équivoque de son employeuse : « Je ne le sens pas, je ne le garde pas, c’est un sale PD, ils ne font que des tours de pute ».

Si le salon de coiffure a bien été condamné par les Prud’hommes pour licenciement abusif à 5000€ de dommages et intérêts, le caractère discriminatoire n’a pas été retenu. Le jugement indique en effet que, pour le Conseil des Prud’hommes de Paris, le terme « PD » ne constitue pas une injure dans le cadre d’un salon de coiffure car « il est reconnu que les salons de coiffure emploient régulièrement des personnes homosexuelles, notamment dans les salons de coiffure féminins, sans que cela ne pose de problèmes » !

La Fédération LGBT rappelle que le caractère homophobe de l’utilisation du mot « pédé » par un·e employeur·se n’est évidemment pas dépendant du domaine d’activité ! Le Code Pénal dans son article 132-77 précise que le caractère homophobe est une circonstance aggravante, et le délai de prescription a été aligné sur les propos racistes par la Loi n°2004-575 modifiant l’article 23 de la Loi du 29 juillet 1881. Il n’ y a donc aucune équivoque possible et les juges prud’homaux ont parfaitement méconnus la Loi.

Nous constatons également l’absence de gêne du Conseil prud’homal à faire étalage des stéréotypes homophobes qui l’habitent. Sur quelle étude s’appuient-ils pour qualifier l’orientation sexuelle des employé·e·s de salons de coiffure, et plus précisément les salons féminins ?

La Fédération LGBT constate donc une nouvelle fois le manque criant de formation sur les discriminations dans certaines juridictions françaises. Nous déplorons qu’en 2016 un tel argumentaire puisse encore être déroulé sans honte.

Nous adressons tout notre soutien à la victime, discriminée une première fois par son employeur et recevant par la suite le mépris d’une juridiction ayant pour mission de la défendre. Nous saluons l’annonce de la victime, par le biais de son avocate, qu’elle va faire appel de cette décision.

La Fédération LGBT tient à rappeler que la Journée internationale des droits des femmes, le 8 mars, concerne les droits de toutes les femmes, y compris les femmes lesbiennes ou bisexuelles et les femmes transgenres. Comme les femmes cisgenres hétérosexuelles, elles sont exposées au sexisme, mais à celui-ci s’ajoutent des discriminations et des violences qui leur sont propres.

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Le TDoR (Transgender Day of Remembrance), Journée du souvenir transgenre, est un événement international qui rend hommage aux trop nombreuses victimes de transphobie. Chaque année, des centaines de personnes transgenres sont assassinées ou poussées au suicide dans une totale indifférence des pouvoirs publics.

Ce sont 271 assassinats à raison de l’identité de genre des victimes qui ont été enregistrés dans le monde entre le 1er octobre 2014 et le 30 septembre 2015. À ce nombre effrayant s’ajoutent les innombrables victimes non comptabilisées. En effet, la transphobie ne constitue pas, dans la quasi totalité des pays, une circonstance aggravante ou un motif spécifique de discrimination. La France n’y pas exception.

La transphobie ne se limite pas aux meurtres, aux agressions physiques et sexuelles. La discrimination des personnes transgenres passe aussi par leur exclusion du système scolaire, de l’emploi, du logement, de la santé ou de l’exercice de sa citoyenneté.

Cette exclusion est organisée par l’État et ses services qui refusent de délivrer des papiers d’identité protégeant la vie privée des personnes transgenres. La France, qui donne des leçons de « droits de l’Homme » à la planète entière, continue à s’opposer au changement d’état civil libre, gratuit et sur simple déclaration.

Plusieurs associations membres de la Fédération LGBT se mobilisent pour le TDoR 2015, notamment :

Contact :

Stéphanie Nicot, présidente
Antonin Le Mée, vice-président

Ce mercredi 23 septembre est la journée annuelle internationale pour la visibilité de la bisexualité et des personnes bisexuelles.

Si la lettre « B » est installée dans le sigle désormais bien connu « LGBT » (Lesbiennes, Gays, Bis, Trans), il n’en est pas autant de la bisexualité dans les consciences. Cette orientation sexuelle est encore trop souvent niée, moquée ou associée à des stéréotypes très négatifs.

Les personnes bisexuelles s’en retrouvent exposées à des discriminations méconnues dans de nombreux aspects de leur vie. La Fédération LGBT regrette par exemple le peu de prise en compte de la bisexualité dans le domaine de la santé. Cela a des répercussions sur les programmes de prévention et sur la prise en charge des personnes par les professionnel·le·s de santé. Comment ne pas non plus relever que la biphobie vient parfois s’exprimer jusque dans le couple d’une personne bisexuelle ? Les violences conjugales motivées par la biphobie sont en effet mal connues mais pourtant répandues.

Il est grand temps de prendre en compte et de mieux respecter les personnes bisexuelles et leurs spécificités. La Fédération LGBT encourage la lecture du Manifeste bi, écrit par l’association Bi’cause : http://bicause.webou.net/IMG/pdf/manifeste-francais-des-bisexuels.pdf.

La bisexualité et les personnes bisexuelles existent.

La biphobie est réelle et ses conséquences aussi.

La Journée mondiale de lutte contre les LGBTphobies a lieu chaque année le 17 mai. Il s’agit d’une journée de sensibilisation,  afin d’attirer l’attention du public, les élu·e·s, les médias ainsi que les leaders d’opinion sur les situations alarmantes rencontrées par les lesbiennes, gays, bies, trans et tous ceux qui ne se conforment pas à la majorité des normes sexuelles ou de genre.

Le 17 mai est maintenant célébré dans plus de 130 pays, dont 37 où les actes homosexuels sont illégaux, avec plus de 1600 événements. Ces mobilisations unissent des millions de personnes en faveur de la reconnaissance des droits humains pour tous, indépendamment de l’orientation sexuelle ou l’identité de genre. 

En 2015, les LGBTphobies sont hélas installées. Elles se sont ancrées dans le quotidien, que cela soit dans la sphère familiale ou dans la sphère du travail, du sport ou encore dans la sphère amicale.

Avec l’effervescence des réseaux sociaux, les attaques se multiplient sur internet. L’anonymat du net libère la parole homophobe, lesbophobe, biphobe et transphobe. Il permet de répandre des propos injurieux ou menaçant et de véhiculer des rumeurs en toute impunité. La violence sur internet prend différentes formes : insultes, harcèlement, diffamation, menaces, appels au meurtre… Les propos sont violents et peuvent avoir de graves conséquences : mal-être, dépression, suicide… 

On retrouve ces appels à la haine aussi bien sur les réseaux sociaux, que sur les blogs, forums, ainsi que les fils de discussion/commentaires des sites des journaux, magazines et chaînes de télévision.

La Fédération LGBT entend rappeler au gouvernement que les LGBTphobies doivent aussi se combattre sur internet ! Il est important que les pouvoirs publics se saisissent sérieusement de cette question et mettent en place des mesures concrètes, réalisables, avec une réactivité plus importante des forces de l’ordre lors des signalements.

La campagne “éradiquons le virus des LGBT-phobies” est reprise de nos amis québecois de la Fondation Émergence, que nous remercions. La Fédération LGBT s’attaque à la nouvelle forme des LGBT-phobies qui ne connaît plus de frontières, ni de limites.

Une agression, des injures, une menace, il est important de le signaler ! Le silence tue et les LGBTphobies progressent. Faisons éradiquer ce virus !