Elle a été élue sénatrice en septembre dernier sous la bannière Europe Écologie-Les Verts. Dans un portrait du «Parisien», Corinne Bouchoux explique avoir toujours été «out».
 
Trois mois après les élections sénatoriales, Le Parisien de ce jour tire un premier bilan de l’activité du Palais du Luxembourg. Et en profite pour faire le portrait de Corinne Bouchoux, nouvelle sénatrice de Maine-et-Loire, membre du groupe écologiste et ouvertement lesbienne. Le sénat, «c’est hétéroland ici» y plaisante cette femme politique engagée auprès des Verts depuis 2003.
 
La première sénatrice out
C’est après un récent article de presse évoquant son homosexualité que des élus ont tenu à féliciter la sénatrice pour son «coming out». Le portrait (à lire ici) précise cependant que Corinne Bouchoux estime n’avoir jamais caché le fait qu’elle vivait avec une femme. Elle est donc, de fait, la première sénatrice à avoir fait un coming out public. Corinne Bouchoux a rencontré sa compagne Christine, une historienne, en 2001 et vit avec celle-ci et sa fille, née d’une précédente union, à Angers. Elle milite également depuis 10 ans dans une association homo de la ville.
 
Âgée de 47 ans, la sénatrice a auparavant été enseignante en Histoire, puis chef d’établissement, et a publié un livre d’entretien avec la résistante Lucie Aubrac. Si son poste au Sénat est son premier mandat électif, Corinne Bouchoux n’a pas attendu son engagement auprès des écologistes pour militer: étudiante, elle est passée par SOS Racisme, par l’Unef-ID à Sciences-Po Paris, puis par la Ligue des droits de l’homme, le Gisti et le Planning familial. Début décembre, elle a intégré l’équipe de campagne d’Eva Joly pour la présidentielle, pour se charger des questions liées à l’immigration.