17 mai : La Fédération LGBT rappelle que beaucoup reste à faire
 
Le 17 mai 2015 a lieu la 18e édition de la Journée mondiale de lutte contre l’homophobie, la biphobie et la transphobie. Hélas depuis l’institution de cette journée, même si l’égalité a avancé, il est révoltant de constater que les violences faites aux lesbiennes, gays, bisexuel·le·s et transgenres s’ancrent dans le quotidien. Les droits progressent et le terrain des violences faites à celles et ceux qui en bénéficient progresse aussi !
 
En France, la loi ouvrant le mariage à tous les couples vient de fêter ses deux ans d’existence. Elle a vu l’organisation de groupes luttant de toutes leurs forces pour empêcher que d’autres droits ne soient conquis. Leur hostilité ne s’arrête pas aux réformes sociales, puisque les actes de violence LGBT-phobe sont désormais partout, banalisés : dans la rue, à l’école, au travail, sur internet, au sein de l’entourage, dans l’administration, les commerces, le sport… Les réseaux sociaux offrent un nouveau terrain d’impunité, propice au harcèlement, au dénigrement, voire aux appels aux meurtres. Cette violence cause parfois la mort, par agression, maltraitance ou suicide.
 
Les lois de la République Française prévoient de faire condamner ceux qui sont à l’origine de ces actes odieux, mais encore trop souvent les victimes ont peur de déposer plainte. Trop souvent aussi, les procédures n’aboutissent pas.
 
Face à cette banalisation des agressions issues d’une haine décomplexée, la Fédération LGBT et ses associations membres mettront en place des actions pour rappeler cela au public à l’occasion du 17 mai, partout en France.
 
SOS Homophobie dans son rapport 2015 indique que les actes de LGBTphobies ont un peu baissé en 2014, après une augmentation de 78 % en 2013 mais qu’ils sont désormais inscrits dans le quotidien, banalisés : c’est totalement inadmissible !
 
Face à cela la Fédération LGBT, rappelle que nous sommes décidés à poursuivre les auteurs de ces agressions de façon systématique et ainsi les faire condamner sévèrement.
  • Dominique GANAYE, porte-parole & référent santé
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